
Le Seigneur a accordé à Marie la grâce extraordinaire d’un cœur totalement pur, en vue d’un miracle encore plus grand : la venue au monde, en tant qu’homme, du Christ sauveur (cf. Lc 1, 31-33). La Vierge l’a appris, avec l’étonnement propre aux humbles, par la salutation de l’Ange : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (v. 28) et elle a répondu avec foi par son “oui” : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (v. 38).
Commentant ces paroles, saint Augustin dit que « Marie crut donc et ce qu’elle crut s’accomplit en elle » (Sermo 215, 4). Le don de la plénitude de grâce, dans la jeune fille de Nazareth, a pu porter ses fruits parce qu’Elle l’a accueilli dans sa liberté, en embrassant le projet de Dieu. Le Seigneur agit toujours ainsi : il nous fait de grands dons, mais nous laisse libres de les accepter ou non. C’est pourquoi Augustin ajoute : « Croyons aussi afin de pouvoir en profiter nous-mêmes » (ibid.). Ainsi, cette fête, qui nous fait nous réjouir de la beauté sans tache de la Mère de Dieu, nous invite aussi à croire comme Elle a cru, en donnant notre consentement généreux à la mission à laquelle le Seigneur nous appelle.

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